Lors de mes deux années passées au Maroc en coopération, en 1970 et 1971, l’année scolaire s’est chaque fois terminée par six semaines de vacances près d’El Jadida, dans le camping du cap Blanc. Les cours se terminaient mi-mai mais les coopérants que nous étions devaient attendre le 30 juin pour signer leur feuille de départ.
Du coup, parmi les 25 couples de français vivant à Settat, aucun ne restait sur place ; la majorité choisissait la villégiature tranquille et « bourgeoise » de Mohammedia, à côté de Casa, mais quatre ou cinq familles préféraient le site plus sauvage et plus sportif d’El Jadida.
Nous étions les seuls occupants de ce camping qui s’étendait sur deux ou trois hectares ; nous y avons passé des moments merveilleux ; la deuxième année notamment, où nous avions la joie d’avoir avec nous notre petite Emmanuelle, qui avait dû rester en France la première année à cause de sa santé. plage maroc
 
Il faut imaginer un immense domaine ombragé par des eucalyptus légèrement en retrait de l’océan. Nous y plantons nos tentes, véritables châteaux de toile, à l’abri du soleil , en les espaçant d’une vingtaine de mètres de façon à préserver notre intimité.
Le sol sablonneux jonché de feuilles d’eucalyptus devient un terrain de jeu fabuleux pour nos enfants ; devant chaque tente, nous avons répandu des brouettes de sable étincelant et doux que les moins adroits des garçons ont transporté des dunes toutes proches à la faveur de défaites à la pétanque.

Le camping bénéficie d’une piscine olympique libre d’accès (quoique l’eau y soit souvent d’une propreté douteuse) mais c’est au bord de la mer que nous passons le plus clair de notre temps : femmes et enfants goûtent les joies de la baignade sur de sublimes plages de sable de coquillages délimitées par de petits caps rocheux ; l’eau cependant est plutôt froide , aux alentours de 17-18°, et ne permet pas des bains prolongés.
 
Les jeunes hommes que nous étions (je n’avais pas 25 ans) s’adonnent à la pêche et à la chasse sous-marine, dans un océan perpétuellement agité et dangereux, mais d’une richesse incroyable en termes de poissons.
 
D’où me vient ce goût immodéré de la pêche ? cette véritable passion qui fait que toute étendue d’eau m’apparaît comme un monde merveilleux rempli de trésors à explorer ? Certainement de ma petite enfance et des équipées organisées par mon grand père paternel, « pépé » ; il nous emmenait mon frère et moi taquiner le barbillon dans les launes isolées des Oules près de la maison de Lantosque ; ainsi que par mon père qui nous initiait à la capture des rascasses, sarans, pageots et autres poulpes du haut des rochers du cap Martin à Menton ou du tir aux pigeons à Monaco, et, un peu plus tard, à bord de son « bateau » en caoutchouc, frêle esquif gonflable mais qui faisait de nous des conquistadors de la Méditerrannée.
 
Mon grand père d’ailleurs avait été dans sa jeunesse pêcheur professionnel des truites de la Roya, qu’il revendait aux restaurants de la vallée pour arrondir ses fins de mois. Tant il est vrai que la pêche est par excellence le loisir du peuple pratiqué par notre modeste famille depuis des générations. Remplir de poissons la musette, est inséparable de la satisfaction de subvenir aux besoins de la tribu.

C’est pourquoi le fait de me retrouver aux pieds du somptueux cap Blanc confronté à une faune marine miraculeuse à portée de canne à pêche ou de harpon m’apparaissait comme absolument fabuleux.

 

cap blanc


 

 

 

 

 

 

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